Récits, conseils et aventures en Amérique centrale. Découvrez El Salvador, sa culture, ses paysages, sa gastronomie: le plus petit pays d'Amérique centrale va vous surprendre !
Les plages de la région orientale du Salvador sont souvent moins visitées car elles se trouvent à plus de trois heures de la capitale et pourtant, ces plages ont beaucoup à offrir ! Plages au sable noir d’origine volcanique ou plages de sable jaune, peu fréquentées, avec des paysages diverses c’est ce qui vous attends.
En chemin dans le département de La Union, nous croisons peu de villages, beaucoup d’étendues de verdure, de champs avant d’arriver à la plage Playa Playitas. Sur les routes en bordure de plage nous apprécions les vues spectaculaires sur le Golfe de Fonseca peuplé d’îles, de l’océan Pacifique paisible et qui représente la frontière entre El Salvador, le Honduras et le Nicaragua.
Playa Playitas nous éblouie alors avec ses îles au large, ses bateaux de pêcheurs colorés et la vue sur le volcan Conchagua ! Tout ça au même endroit, une belle surprise.
Vue sur le volcan de Conchagua depuis la plage.
Après une belle baignade, nous décidons de partir pour la plage de Las Flores dont on a entendu parler, cette fois-ci située dans le département de San Miguel. À l’arrivée, nul besoin de chercher sa place, nous avons la totalité de la plage pour nous tout seul ! Plage de sable noir brillant, Las Flores est une très belle surprise à découvrir absolument pour profiter d’une plage simple, peu visitée et bien sûr profiter de délicieux fruits de mer.
De délicieuses huîtres à déguster avec du citron.
Ne passez pas à côté des plages de l’Oriente ! Avec Expédition Maya, notre agence de voyage au Salvador, nous vous emmenons aux plages de l’Oriente mais aussi dormir en haut du volcan de Conchagua pour un réveil à couper le souffle avec un lever du soleil sur les îles au large.
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En ce 1er Novembre, jour de la fête des morts (Toussaint en France), nous sommes partis découvrir les traditions du village de Nahuizalco.
Ce village de la Route des fleurs, célèbre El Día de los Canchules chaque 1er novembre à partir de 18 heures. C’est une fête qui honore les morts dans une tradition de partage de la nourriture. Cette tradition est née du syncrétisme entre croyances mayas et catholiques, c’est un jour de partage entre vivants et morts, où des autels (altar en espagnol) sont édifiés pour rendre hommage en couleur et en musique.
Le mot « Canchul » vient du nahuat (langue maya) « kanshul », qui signifie « acte de partager de la nourriture ».
À partir de 19 heures tous les visiteurs s’empressent d’aller demander de la nourriture à chaque autel : fruits, glaces, petits sandwichs, boissons traditionnels, il y en a pour tous les goûts ! Pour demander sa part il faut dire la chose suivante « Ángeles somos, del cielo venimos pidiendo canchules para nuestro camino, ¡kanshultia! » = « Anges nous sommes, du ciel nous venons demander des canchules pour notre chemin, kanshultia ! ».
Les défunts, quant à eux, sont entourés de leurs nourritures préférées, d’alcool, de bougies pour les éclairer sur leur chemin, mais aussi de fleurs, décorations ou encore par l’arc fleuri représentant le passage entre les deux mondes.
C’est une tradition remarquable, colorée et un acte de foi chaleureux pour être au plus près de nos êtres chers, pour qu’ils restent toujours à nos côtés.
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Je vous parlais dans le précédent article de la région de Morazan et de son rôle dans la Guerre civile salvadorienne (1979-1992). Afin d’en découvrir davantage, nous sommes partis dans les villages de Perquín et El Mozote, village au lourd passé pour comprendre les enjeux de cette guerre meurtrière.
Premier stop à Perquín, connu pour sa petite église pittoresque et colorée mais aussi son histoire. Sur la place centrale nous prenons des photos et nous rendons à l’intérieur de cette petite église où tout le mobilier est en bois. Un homme d’un âge avancé vient nous parler pour échanger sur l’histoire du village et de la région, on apprend alors qu’il est un ancien guerrillero qui a combattu lors de la guerre civile alors qu’il était encore adolescent. Il nous explique que le choix était simple : « soit tu te battais pour les guerrilleros soit tu faisais partie de l’armée, pas d’entre-deux possibles, il fallait faire son choix ». De jeunes hommes de 12 ans se sont donc par exemple retrouvés avec des armes dans les mains prêts à se défendre.
Cette guerre s’est déclenchée suite à un fort mécontentement social des salvadoriens contre l’élite du pays composée de seulement 14 familles qui possédaient alors toutes les richesses du Salvador. La population réclamait justice sociale et liberté d’expression dans un Salvador géré par une toute petite minorité.
Cette guerre est aussi et surtout un enjeux international comme tant d’autres à cette époque avec pour source la Guerre Froide. Les Guerrilleros étaient financés par la Russie et l’armée de l’État par les Etats-Unis.
Après cet échange des plus intéressants, on nous conseille d’aller au musée de la Guerre civile pour découvrir les vestiges et les dates clés. Un guide du musée, ancien guerrillero également, nous explique les différentes pièces présentes, il nous montre aussi les impacts de balles qu’il a sur le corps et sa jambe qui l’empêche de marcher correctement.
Il est très ouvert et heureux de notre curiosité, il accepte de répondre à nos questions et nous confit la chose suivante suite à la question « La Guerre a-t-elle apporté la justice recherchée ? », il nous répond « Nous avons gagné la liberté d’expression, nous avons le droit de ne pas être d’accord avec le Président, mais à l’issue de la guerre, nos camarades qui avaient combattus à nos côtés et qui sont arrivés au pouvoir par la suite, nous ont oubliés et pour la justice sociale recherchée, quand ils parlaient de combattre la pauvreté, c’est la leur et celle de leurs copains qu’ils ont aidé, pas celle de la population… Alors beaucoup de gens ont perdu la vie, sont mutilés pour une guerre qui finalement n’a pas donné la paix voulue, l’idéal recherché… »
Avion de l’armée détruit par les guerrileros
Stand de munitions
Tunnel utilisé par les guerilleros pour se cacher
Deuxième stop de la journée à El Mozote, village victime d’un génocide barbare de la part de l’armée de l’État qui tua l’ensemble de sa population, la plupart des victimes étaient des enfants. Au monument de mémoire on peut y lire les noms et le jeune âge des victimes. L’escadron de la mort qui a fait ce génocide avait été entrainé par l’armée états-uniennes au Texas pour commettre ce crime atroce.
Mémorial d’El Mozote
Le village garde donc une atmosphère des plus pesantes mais reste un devoir de mémoire, un lieu qu’il faut visiter pour comprendre la Guerre-civile du plus petit pays d’Amérique centrale.
Église d’El Mozote
Il faudrait encore beaucoup de détails pour tenter d’avoir tous les regards et l’ensemble des informations de cette guerre qui reste encore méconnue…
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